Le pistolet Mélior en 6,35 mm

Depuis longtemps, je voulais vous présenter un pistolet automatique à la conception particulière. Il s’agit du pistolet Mélior. C’est une version en 6,35 mm qui sera détaillée ici.

Dans l’immense majorité des cas, la culasse des pistolets automatiques est en une seule partie. Sur le pistolet Mélior, la culasse comprend deux pièces principales et une clavette d’assemblage. C’est un autre cas de simplification par la division dont nous parlons souvent sur le site.

Caractéristiques du pistolet Mélior en 6,35 mm :

  • longueur de l’arme : 103,5 mm ;
  • hauteur de l’arme : 70,5 mm ;
  • épaisseur de l’arme : 19 mm ;
  • poids de l’arme : 235 grammes (avec chargeur vide) ;
  • calibre : 6,35 mm , 25 acp ;
  • nombre de rayures du canon : 7 ;
  • longueur du canon : 48 mm ;
  • capacité du chargeur : 6 coups.

L’ensemble carcasse

La carcasse assemblée pèse : 138 grammes.

La carcasse nue est en acier. Le canon est inclus à la carcasse. Le bloc capable est : 68 mm x 101,5 mm x 11,5 mm.

Le poids de la carcasse nue est : 96 grammes. La section du puit de chargeur : 9,3 mm x 25,6 mm.

Le canon fait parti de la carcasse. Il mesure : 48 mm. Le culot de la munition dépasse de 1,14 mm de l’arrière de la chambre. Le canon porte le guidon, il est usiné dessus.

Le mécanisme est classique, il n’apporte pas de remarque importante. C’est un mécanisme en simple action.

La queue de détente est en acier. Après que l’utilisateur ait pressé la queue de détente, celle-ci revient à sa position d’origine par l’aide d’un ressort et de son poussoir. Ces deux dernières pièces sont communes avec le levier de sûreté. La queue de détente pivote autour de son axe en acier. Le diamètre de l’axe est : 1,9 mm.

Le levier de sûreté est en acier. Il est classique et très rependu sur les armes de cette époque. En effet, on retrouve souvent ce type de sûreté sur bon nombre de pistolets automatiques de cette période. Comme il est dit ci-dessus, il partage un ressort et son poussoir avec la queue de détente. Le poussoir permet de marquer les deux positions de la sûreté, à savoir : la sûreté ou la position feu. Il y a très peu de débattement entre les deux positions. Selon les morphologies, il ne sera pas aisé de le manipuler.

La barrette/séparateur est une tôle de 1,2 mm matricée. Selon la position de la culasse, elle fait ou pas la liaison entre la queue de détente et la gâchette. La barrette/séparateur est attelée sur la queue de détente par une petite vis sans tête. Il est utile d’ôter la vis pour extraire la barrette/séparateur.

La gâchette et son axe sont en acier. Elle maintient le marteau en position armé tant que le servant ne presse pas la queue de détente. Deux petites sur-épaisseurs existent sur cette pièce. L’une est le point d’appui de la barrette/séparateur et la seconde est le point d’appui de la pédale de sûreté arrière. Son ressort de rappel est un ressort à lame qui a trois branches. Ce dernier agit aussi sur l’arrêtoir de chargeur.

Le ressort à lame agit sur trois pièces : la gâchette, la barrette/séparateur, l’arrêtoir de chargeur.

Le marteau et sa bielle sont en acier. Le marteau pivote autour d’un axe en acier de 2,5 mm. Le marteau ne possède qu’un seul cran d’armé. La hauteur de ce cran est : 1,2 mm.

Le ressort de percussion et son poussoir sont portés par la carcasse. Le ressort de percussion est compact, il mesure : 26,3 mm de long, 4 mm de diamètre, le diamètre du fil : 0,7 mm.

La pédale de sureté est en acier. Elle pivote autour d’un axe de 1,9 mm en acier. Un petit morceau de ressort la ramène à sa position initiale.

L’éjecteur est taillé dans une fine tôle d’acier de 1,1 mm d’épaisseur. Il dépasse de 3,4 mm au dessus de la carcasse.

Les plaquettes de crosse sont en corne. Elles sont en très bel état. Elles ne sont pas fendues, pas cassées.

Chaque plaquette est maintenue par deux vis. Les vis sont petites : faire attention au serrage sur la carcasse pour ne pas arracher les filets.

L’arrêtoir de chargeur est en acier. Il prend place à la base de la poignée pistolet.

L’ensemble culasse

La culasse assemblée pèse : 73 grammes.

La culasse est l’association de plusieurs éléments. Pour plus de clarté, je les désignerais  ainsi :

  • le corps de culasse ;
  • la cuvette de tir ;
  • le bouchon arrière ;
  • la goupille du bouchon arrière ;
  • la clavette d’assemblage.

Le corps de culasse est la pièce centrale sur laquelle se montent les autres pièces de la culasse. C’est une pièce très bien réalisée et finie. Le bloc capable de la pièce est : 100,3 mm x 17,7 mm x 14,9 mm. Le poids de cette pièce est : 46 grammes.

Les parois latérales sont fines : 2,2 mm d’un coté et 2,3 mm de l’autre. Le ressort récupérateur prend directement appui dessus, il n’y a pas de tige guide ou de poussoir.

La cuvette de tir est tenue sur le corps de la culasse par une clavette en T. Le bloc capable est : 10 mm x 9,5 mm x 53,6 mm. La pièce pèse : 23 grammes.

La largeur de la cuvette de tir : 7,7 mm. Le canal de percuteur mesure : 2,15 mm.

Le bouchon arrière occulte le trou qu’il a été nécessaire de percer pour obtenir le logement du percuteur. Si l’on souhaite démonter le percuteur de la cuvette de tir, il faudra au préalable extraire le bouchon arrière. Le diamètre du bouchon arrière : 6 mm. Il est tenu par une goupille de 1,9 mm de diamètre.

Le verrou en T est lui aussi l’association de plusieurs pièces. En effet, il y a le T en lui même mais aussi, pour maintenir cette pièce dans son logement, un petit levier (qui fait office de hausse) et un ressort. Pour extraire le verrou en T, il faut relever le levier et extraire le T par le coté. Alors la cuvette de tir peut être désolidarisée du corps de culasse. La largeur de la hausse/verrou du T est : 4 mm. La hausse est fixe.

Les dimensions du T inversé sont : largeur de la partie horizontale du T : 12 mm, hauteur des branches du T : 1,3 mm et 1,4 mm, largeur du pied du T : 9,75 mm.

Le percuteur est en acier. Il est tenu dans son logement par une petite vis accessible par le coté droit de la pièce que j’ai nommé la cuvette de tir. Il s’agit d’un simple cylindre étagé en acier de 28,9 mm de long. La pointe du percuteur a un diamètre de : 2 mm. L’arrière du percuteur a un diamètre de : 4 mm. Un méplat est usiné sur le corps de percuteur, il est le logement de la vis de retenu du percuteur.

Le ressort de percuteur mesure 8 mm de long, le diamètre externe est : 3 mm, le diamètre de fil : 0,3 mm. Il prend place à l’avant du percuteur.

En démontant ce pistolet, je n’ai pas trouvé d’extracteur. Je pense qu’il devait y en avoir un car une encoche semble destinée à cet effet. Cette dernière correspond à une autre encoche à l’entrée de chambre. Peut être a t’il été perdu lors d’un précédent démontage. La largeur du logement d’extracteur (si toutefois il y en a un) : 1,65 mm.

Le ressort récupérateur mesure 54 mm de long, le diamètre extérieur : 5,8 mm. Le ressort n’est pas construit à partir d’un fil rond mais d’un plat fin. Les dimensions de ce plat : 1 mm x 0,5 mm. Je ne pensais pas voir cela sur une arme de cette période.

Le chargeur

Le chargeur est composé de trois pièces en acier :

  • le corps de chargeur ;
  • le ressort ;
  • l’élévateur de cartouches.

Le corps de chargeur a une section de : 24,82 mm x 8,9 mm. Il est obtenu dans une tôle de 0,4 mm d’épaisseur. Le fond du chargeur est lié au corps de chargeur, il n’est pas démontable. La contenance est de : 6 cartouches.

Le ressort déplié mesure : 87,5 mm de long, la section externe est : 19,3 mm x 7,3 mm, le diamètre du fil est : 0,9 mm.

L’élévateur de cartouches est obtenu dans une tôle de 1,5 mm d’épaisseur.

Conclusion

Le pistolet Mélior est une arme compacte très bien réalisée et très bien finie. Il ne concentre pas de grande innovation. Le point à relever est, selon moi, le type de liaison entre les pièces de la culasse : la clavette en T inversé. Combien de cycle peut supporter ce montage ? A partir de combien de munitions tirées apparaissent les premières fissures ? A quel endroit ? Il me semble pertinent de creuser le sujet.

Il n’y a pas de pièce obtenue par micro-fusion sur cette arme. Ici tout est usiné et fini à la main.

Les plaquettes de crosse ne sont pas en plastique mais taillées dans une matière traditionnelle : la corne.

On aurait pu imaginer divers modes de fixation de la clavette, par exemple, la souder sur le corps de la culasse et ainsi tenter de réduire la complexité des pièces. Quel serait la solidité de cette nouvelle orientation.

Le volume de cette arme me parait trop petit. Elle n’est pas destinée à toutes les morphologies si l’on souhaite utiliser toutes ses fonctionnalités.

 

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