La kalashnikov AK 47 airsoft à ressort de Cybergun

Quelques soit l’age d’un passionné d’arme, il a plusieurs façon de se rapprocher du monde de l’armement et du tir. On pourrait selon l’age, la taille, la maturité, les gouts de l’individu définir une hiérarchie des types d’arme à acquérir ou à utiliser.

Dans ces catégories, on peut encore diviser en sous catégories et ainsi discriminer les objets pour les débutants et ceux pour les confirmés, les objets bas et haut de gamme…

J’ai souhaité vous présenter à travers ce nouvel article un type d’arme et un modèle incontournable de nos jours pour les passionnés. A savoir, le fusil d’assault Kalashnikov. Il s’agit d’une version airsoft.  Certes, il ne s’agit pas d’une arme à feu… et  alors ! Il s’agit d’un objet ayant les mêmes principes d’utilisation et pouvant ravir un fan.

A l’origine, le site gunsmithdesigner.com existe pour transmettre des connaissances techniques sur les armes à feu. Je pense qu’il est important néanmoins de détailler des airsofts, des armes à air comprimé…et autre car ces armes de “commencement” peuvent amener le passionné à se perfectionner d’avantage et qui sait… à devenir armurier.

Les caractéristiques de l’arme :

  • La longueur : 87,5 mm ;
  • Le poids de l’arme : 1,8 kg ;
  • Type de mécanisme : à ressort ;
  • Réarmement : Manuel ;
  • La capacité du chargeur : 300 billes ;
  • Calibre : 6 mm ;
  • Vitesse du projectile : 88 m/s (avec une bille de 0,12 gr) ;
  • Energie : 0,5 joules ;
  • La longueur du canon : 21,5 mm ;
  • Portée max : 40 m ;
  • Matériaux : plastique ;
  • Contenu de la boite : une arme, un chargeur et une notice d’utilisation.

Le tir

Le tir s’effectue après avoir garni un chargeur, tourné la molette qui engage les billes dans la colonne qui les conduit au canon et enclenché ce dernier sur l’arme. On tire le levier d’armement en arrière pour armer le piston, on relâche le levier d’armement, on enlève la sûreté, l’arme est prête à tirer. Le mécanisme est en coup par coup, en répétition manuelle.

Après quelques tirs et un réglage de hausse plus en hauteur, cette dernière se trouve un peu au delà de l’encoche des 500 mètres.

La hausse est réglable en hauteur comme l’originale. Le guidon lui est fixe, il est moulé avec la frette support de guidon.

Je commence mon tir après avoir aménagé un morceau d’emballage en carton à environ onze mètres (plus exactement onze pas). Cette distance correspond à la longueur la plus longue de ma terrasse. Celle-ci est entourée de palissade. J’exécute plusieurs tirs calmement en toute discrétion, sans risque, je ne dérange personne. Personne ne s’est plaint de cet essai.

Après une petite prise en main, le H+L obtenu, à environ 11 mètres, est de : 125 mm (soit 55 + 70). Je ne suis pas mécontent de ce dernier. Je pense qu’il y a moyen de resserrer le groupement après une prise en main plus longue.

L’emploi d’arme airsoft à ressort permet selon moi de ne pas dépendre de ravitaillement en gaz. On a besoin d’une arme, de billes et c’est tout.

La prise en main est identique au modèle d’origine. La différence est le poids, cette copie est plus légère que son grand frère, ce qui n’est pas un mal pour les jeunes gens.

Le départ n’est pas comparable avec celui d’une vrai Kalashnikov, il n’est pas désagréable pour autant. Sur l’arme militaire, le départ est directe (deux pièces interviennent : la queue de détente et le marteau) sur notre airsoft (trois pièces agissent : la queue de détente, la gâchette, le piston). Il n’est pas anormale que le départ ne soit pas identique car les pièces internes ne sont pas en métal. Les formes, efforts et frottements sont différents sur du plastique .

De quoi est composée l’arme

Le tir c’est bien mais … comment ça marche ? comment c’est fait ?

L’arme est composée de deux coques, une pour le coté gauche de l’arme, une pour le coté droit. Les deux parties se désolidarisent après avoir ôté le garde main, le fut, la crosse et dévisser plusieurs vis cruxiformes.

La crosse est en plastique. Elle est aussi le rassemblement de deux coques. Trois vis maintiennent la crosse sur la carcasse. La plaque de couche est en plastique, deux vis la maintiennent sur la crosse. L’imitation bois de la crosse est très bien fait.

Un contre-poids est placé dans le corps de la crosse afin de donner d’avantage de consistance à l’ensemble. On dirait une pâte moulée dans un film plastique.

Le support de guidon et la baguette de nettoyage sont maintenus sur le canon par une petite vis cruxiforme. La baguette renforce le réalisme de la copie.

Le fut et le garde main sont en plastique. Le fut est en deux pièces, le garde main en une seule.

La hausse est similaire à celle de son grand frère. Elle se démonte de la même manière : en appuyant dessus est en l’amenant vers l’arrière. Le curseur est en plastique, il se verrouille par un bouton poussoir.

Le couvre culasse est un carter en plastique. Il est clipsé sur la carcasse, le clip se trouve à l’arrière du carter.

Le levier d’armement est en relation avec le piston. Lorsque le servant tire cette pièce en arrière, il ouvre la chambre pour commencer (une bille remonte d’un cran). Si le tireur continu son action arrière le piston arrive sur sa butée. En relâchant le levier d’armement, le piston reste “à l’armé” sur la gâchette.

Pour apporter du poids à l’arme, des tiges de métal sont disposées à l’intérieur. Il s’agit d’étiré en acier. Elles sont placées dans la poignée pistolet, en dessous et au dessus du canon.

Cette arme possède deux canons. Le canon réel (qui guide la bille dans sa trajectoire) et un faux canon (qui sert à imiter le canon de l’arme de guerre, c’est un enjoliveur).

Le canon réel est lisse. Il mesure : 21,5 mm. C’est un tube en aluminium de diamètre extérieur : 8,5 mm. Il est non visible de l’extérieur.

Le faux canon est métallique, il reprend les traces d’usinage du modèle d’origine (tournage rapide du profil extérieur) et donne de la rigidité à l’ensemble.

Le mécanisme de rechargement et de propulsion prend place à l’arrière du canon. Les pièces maitresses sont un tube et un piston en plastique. Le piston est muni a son extrémité avant d’un joint en caoutchouc. C’est lui qui fournit la pression nécessaire à la propulsion de la bille. En cas de manque de puissance, il faudra en priorité se pencher sur l’état de cette membrane et ensuite de l’état du ressort.

La protubérance à l’arrière du piston est le cran d’armement. C’est sur cette partie du piston que la gâchette vient en contacte.

Le ressort de piston a une longueur dépliée de : 150 mm. Le diamètre extérieur est : 15 mm. Le diamètre du fil est : 1,3 mm. Une tige guide l’aide à ne pas se mettre en travers lors de ces mouvements avant/arrière.

Le systeme BAXS est un switch qui a trois positions, il agit sur la membrane caoutchouc qui retient la bille dans la “chambre”. Selon la position du switch, la bille est plus ou moins retenue par la membrane.

Le levier de sûreté est opérant. C’est une pièce en plastique qui bloque la queue de détente. On ne peut pas tirer si le levier est en position haute. Contrairement à la version militaire qui a trois positions (sécurité, rafale continue, coup par coup), notre réplique n’en a que deux : sécurité et feu.

Le mécanisme de détente est composé de deux pièces et deux ressorts. La gâchette et la queue de détente sont en plastique. Elles pivotent autour d’axes qui sont également en plastique. En cas de casse de ces pièces, il serait aisément possibles de les refaire pour un individu un peu bricoleur. J’ignore si le distributeur propose des pièces détachées.

Le chargeur est en plastique. La contenance annoncée par le constructeur est de 300 billes. Je n’ai pas pu tester la contenance car je n’en avais pas suffisamment. En haut de chargeur, un volet s’ouvre, c’est par cet orifice qu’on le rempli de billes. Un petit verrou empêche que les billes ne sortent sous la pression. Lorsque l’on enclenche le chargeur sur l’arme, le tube intermédiaire entre le chargeur et la chambre efface le verrou, ce qui libère les billes.

Une molette sous le chargeur permet, en la faisant tourner autour de son axe, de faire monter les billes du fond du chargeur vers le haut, vers la chambre.

Conclusion

Bien que connaissant peu ce genre d’arme, j’ai adoré découvrir et tirer avec cette Kalashnikov airsoft à ressort. C’est une arme ludique et simple qui devrait durer pourvu que l’on en prenne soin un minimum.

Le choix de la copie d’une arme extrêmement rependue et médiatisée n’ est pas un hasard. Je pense que la Kalashnikov est un modèle airsoft très réclamé par les amateurs d’armes et que cet article pourra en guider certains dans leurs achats.

Je suis très surpris par la qualité de la reproduction. C’est une arme vraiment très réaliste qui reprend fidèlement les proportions de l’arme de guerre. Cependant, le “made in china’ sous le levier de démontage du tube d’emprunt des gaz, le levier du système de tir BAXS, les vis de poignée pistolet devraient être sur le coté gauche pour sauvegarder la “façade commerciale” : le coté droit.

Pas d’accessoires, j’aurais bien aimé avoir une bretelle (copie de l’origine) et une petite boite de billes (juste quelques dizaines) … Je le dis car je m’en suis fait la remarque mais bon pour 39 euros… on ne peut pas avoir la lune.

Est ce vraiment utile de démonter l’arme comme je l’ai fait ? Je serais tenté de dire non car au vu du tarif, cela ne vaut probablement pas le coup de tenter de résoudre d’éventuels problèmes techniques (encore faut il qu’ils arrivent). Néanmoins, si vous désirez le faire, vous savez désormais de quoi cette arme est faite. Le mécanisme de détente est identique à celui de certaines armes à feu. Le mécanisme de propulsion est identique à celui de certaines armes à air comprimé. Se former à la réparation d’airsoft est déjà faire un pas vers le métier d’armurier.

J’ai pris le parti d’acquérir une arme de début de gamme que tout passionné débutant ou non peut acquérir. Dans le temps, j’espère pouvoir vous présenter des armes plus élitistes et ainsi vous montrer les différences techniques entre les modèles bas et haut de gamme.

Cet article est une présentation de novice en air soft, si vous estimez que mon article est incomplet, que je suis passé à coté de certaines informations, n’hésitez pas à me contacter ou à me laisser un commentaire.

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