Le M4 A1 commando airsoft à ressort de Kiddos airsoft

Dernièrement, j’ai rédigé un article sur une Kalashnikov airsoft à ressort. Il me semble évident de présenter aussi son concurrent historique, le M4. Ces deux armes attirent bon nombre d’amateur, en parler peut en intéresser certains.

L’attirance pour ces deux armes provient, je pense, d’une surmédiatisation. Depuis de nombreuses années, on a accès à des vidéos de conflits montrant ces armes en action.

Les caractéristiques de l’arme :

  • La longueur : 850 mm ;
  • Le poids de l’arme : 0,7 kg ;
  • Type de mécanisme : à ressort ;
  • Réarmement : Manuel ;
  • Calibre : 6 mm ;
  • Energie : 0,9 joules max (selon le constructeur) ;
  • La longueur du canon : 180 mm ;
  • Matériaux : plastique ;
  • Contenu de la boite : une arme, un chargeur, une lampe, une poignée, une pochette de billes, deux piles, un tourne vis.

Le tir

Après avoir garni un chargeur et l’avoir introduit dans son logement, j’arme le levier d’armement et le relâche. Après quelques tirs, environ 4 ou 5 ….plus rien. Les billes ne montent plus, elles ne sont pas “chambrées”.

Pour que la comparaison soit efficace, j’ai réutilisé le même pas de tir que pour l’AK 47 à ressort de Cybergun, à savoir : ma terrasse. Les armes airsoft autorise ce genre de tir discret, pourvu que l’on use d’une sécurité minimal. Sans être des jouets, les armes airsoft sont moins dangereuses que les armes à air comprimé.

Toujours est il que notre arme neuve est tombée en rade après 4 à 5 tirs. J’avais installé un carton sur lequel j’avais dessiné une croix en guise de cible, les rares billes tirées ayant atteint la cible n’ont laissées aucunes traces. Il ne m’est pas possible de voir et de quantifier le groupement. Les billes sont projetées avec une énergie moins importante qu’avec l’AK 47.

De quoi est composée l’arme

En démontant l’arme, j’espère pouvoir répondre aux questions suivantes :

  • Est ce que l’on retrouvera des pièces communes à d’autres modèles ?
  • Le mécanisme est il fondamentalement différent de celui de l’AK 47 ?
  • Combien existe t’il de type de mécanisme à ressorts ?

L’arme que nous détaillons ici est composée de plusieurs modules. Il est probable que le fabricant use de cette modularité pour pouvoir proposer divers modèles basés sur un module de base (la carcasse et la boite de culasse). Par exemple : en faisant varier la longueur du canon, le type de crosse, le garde-main.

 

La crosse est en plastique, elle n’est pas réglable.

Un petit verrou en plastique la maintien en place. Pour la désolidariser de la carcasse, il faut effacer le verrou et extraire la crosse par le haut de l’arme. Un cylindre en acier est placé à l’intérieur de la crosse, il apporte du poids, il donne de la consistance à l’arme.

Le support de guidon est moulé avec le canon. Le guidon n’est pas réglable. Ce module inclus aussi le frein de bouche et l’anneau de brettelle. Il s’agit de deux coques en plastique : une pour le coté droit, la seconde pour le coté gauche. Sept vis maintiennent le tout.

Le canon se compose de deux modules clipsable mais le garde main n’est pas clipsé sur le canon. Le garde main est composé de deux coques en plastique, il faut déserrer six vis pour l’extraire. Les quatre rails picatinny  sont directement moulés sur les coques du garde-main.

L’œilleton propose deux positions, une basse et une haute. En basculant la pièce, on peut choisir l’une ou l’autre des positions.

Le carcasse se compose de deux coques en plastique. Pour ouvrir les deux coques de la carcasse, il faut au préalable démonter les deux coques de la poignée (4 vis).

Le levier d’armement est très proche de celui d’origine. Un ressort le ramène à l’avant après l’armement du piston.

Le canon réel n’est pas visible de l’utilisateur. La surprise sur cette arme est que le canon est composé de 3 parties, trois tubes en plastique. Elles sont emboitées les unes dans les autres. Autant le tube du milieu et le dernier s’emboite correctement, autant le premier(“la chambre”) ne tient quasiment pas sur le tube intermédiaire.

Les trois tubes du canon réel sont inclus dans un carter en plastique également.

Le mécanisme de rechargement et de propulsion est extrêmement proche de celui de l’AK 47 sauf qu’il est moins bien réalisé. L’étanchéité est mauvaise.

La compression est très minime. Le joint caoutchouc ne force pas suffisamment dans son logement ce qui fait qu’il y a peu de compression… d’où le faible impacte de la bille.

Le ressort de piston est un ressort hélicoïdal en acier. Les dimensions du ressort sont : longueur : 166 mm, le diamètre externe : 13,5 mm, le diamètre du fil :  1,3 mm.

Le levier de sûreté est fonctionnel mais est difficile à manœuvrer. Au point que je pensais qu’il était inopérant, fixe.

Le mécanisme de détente/gâchette est très basique. Deux pièces interviennent : la détente et la gâchette, tout comme sur l’AK 47.

Le chargeur est composé de deux coques en plastique. A l’intérieur, peu de pièces : un poussoir et le ressort qui donne l’énergie qui fait monter les billes.

Contrairement à celui de l’AK 47, le chargeur n’est pas muni d’une molette qui fait monter les billes dans le tube magasin.

L’arrêtoir de chargeur est un ensemble de trois pièces en plastique qui reprend les aspects des pièces d’origines.

Conclusion

Je suis triste que l’on puisse vendre ce genre d’objet. Alors certes, je ne l’ai pas payé cher… mais ce n’est pas une raison. Je ne l’ai pas acheté sachant qu’il provenait d’un lot de matériel retour au SAV, par exemple (ou du moins on ne me l’a pas dit). La description de l’article ne disait pas non plus : objet décoratif. Un objet neuf doit pouvoir fonctionner plus de 4 ou 5 cycles. 

La fabrication est moins soignée que celle de notre AK 47 à ressort de Cybergun (article rédigé précédemment). J’ai eu moins de plaisir à manipuler cette arme que l’AK 47.

Bien que le mécanisme interne utilise le même principe de fonctionnement, le dispositif d’alimentation et de compression est franchement de moindre qualité. L’étanchéité est quasi inexistante. L’entreprise qui m’a vendu cet objet devrait sélectionner plus correctement les articles qu’elle vend.

J’espère à travers cet article prévenir tout acheteur éventuel de ne pas faire l’acquisition de cet objet et même de se méfier de ce fabricant.  Il n’est d’ailleurs pas évident de prévenir ce genre d’évènement à moins d’essayer l’arme avant achat et/ou de tomber sur un professionnel sérieux.

L’arme se démonte et se remonte facilement sans rien endommager. On pourrait tenter d’utiliser des méthodes proches de celles des armuriers ou des maquettistes pour améliorer des armes de base… pourquoi pas ….mais sur du neuf !!

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