Le revolver Smith et Wesson modèle 36 en calibre 38 sp

On continue ici notre cartographie des produits Smith et Wesson par l’étude du modèle 36. On a vu précédemment les modèles suivants :

Le modèle 36 est un des « intermédiaires » entre le modèle 1899 et le modèle Bodyguard moderne. Après avoir étudié la version moderne du Bodyguard (à lire ici), il sera particulièrement intéressant de comparer les deux versions : l’ancienne et la moderne.

Les caractéristiques du Smith Wesson modèle 36 :

  • L’épaisseur : 33,2 mm ;
  • La hauteur : 109 mm ;
  • La longueur (diagonale canon / crosse) : 195 mm ;
  • Longueur du canon : 47 mm ;
  • Le calibre : 38 Spécial ;
  • La capacité : 5 cartouches ;
  • Le poids de l’arme : 565 grammes ;
  • Le mécanisme : simple et double action.

La carcasse

La carcasse nue est monobloc, elles est en acier. Il s’agit d’une carcasse de type : J. La poignée est de type square butt. La carcasse est bien finie, bien polie et bronzée d’un beau bronzage noir profond et brillant.

Le bloc capable de la pièce est : 109 mm x 27,2 mm x 136,5 mm. Le poids de la carcasse nue est : 230 grammes (sans la plaque de recouvrement).

La fenêtre du barillet a les dimensions suivantes : 41,5 mm x 34 mm.

La largeur externe du logement de mécanisme est : 13,7 mm. Le logement du mécanisme a une largeur de : 6,5 mm. Les parois ont une épaisseur moyenne de : 3,6 mm.

La butée arrière du barillet est sertie sur la carcasse. Elle se trouve dans l’angle arrière bas de la fenêtre d’éjection, sur la face gauche.

La longueur du logement du canon mesure : 14,4 mm.

Les axes de mécanisme présents dans la carcasse sont :

  • L’axe de marteau :  3 mm ;
  • L’axe de queue de détente : 2 mm ;
  • La butée du ressort de rebondissement du ressort de queue de détente : 2 mm ;
  • L’axe de verrou de barillet en rotation : 2 mm.

Le modèle de l’arme est frappé sur la carcasse.

L’épaisseur de la poignée est : 8,7 mm. Le logement de la butée du ressort de marteau est usinée sur la carcasse.

La plaque de recouvrement est en acier. Elle est montée sur la face droite de la carcasse. L’épaisseur de la plaque de recouvrement est : 3,84 mm.

Sur la face interne, une rainure existe pour la sécurité du percuteur, une seconde pour l’élévateur de barillet.

Elle est maintenue sur la carcasse par 3 vis. Au remontage, c’est l’ergot de la partie haute qui se monte en premier dans la carcasse.

Les vis de plaque de recouvrement sont en acier. La vis arrière est différente des deux autres. Les têtes de vis visibles sont bombées alors que la tête de la vis cachée par la plaquette de crosse droite est plate.

Le diamètre des vis est : 3 mm.

Le pivot de barillet est en acier. Le diamètre de l’axe de barillet est : 7,5 mm. Le diamètre de l’axe de pivot : 6,68 mm.

La plaque de recouvrement, le pivot de barillet, la carcasse sont ajustés ensemble. Pour lier les trois pièces, un numéro propre est frappé sur les trois pièces. Ce numéro n’est pas le numéro de matricule de l’arme. Ce dernier est frappé sous la poignée pistolet.

Le canon

Le canon est en acier. Il est vissé sur la carcasse, il n’y a pas de goupille transversale pour immobiliser le canon sur la carcasse.

La longueur du canon est : 47 mm. Le filetage est : 12,6 mm x 36 TPI (soit 0,705 mm). La longueur de l’épaulement du filetage est : 15,1 mm.

Les photos ci-dessous montrent la position du canon après serrage à la main. Ce qui permet de définir d’une certaine manière le couple de serrage du canon sur la carcasse.

Un marquage est présent sous le canon.

Le verrou avant de l’extension de l’étoile de barillet est monté sous le canon. C’est un petit cylindre étagé en acier qui coulisse d’avant en arrière dans son logement. Une goupille l’arrête. Un ressort de rappel hélicoïdal le maintient en position de saillie arrière.

Le barillet

Le corps de barillet est en acier. Le bloc capable de la pièce est : 33,2 mm x 39 mm.

La carcasse est sous- dimensionnée par rapport à une carcasse K,Lou N, le barillet aussi. Cinq chambres sont usinées sur cette pièce.

Le logement du verrou de barillet en rotation se trouvent entre deux chambres et non sur la génératrice d’une des chambres.

L’indexation de l’étoile sur le barillet se fait via une rainure sur la tige guide de l’étoile de barillet. Il y a en plus deux petits pions sur la face arrière du barillet.

La profondeur du logement de l’étoile est 1,56 mm. Le diamètre de l’étoile est d’environ 20 mm. Cette dimension n’est pas facile à relever car il y a un nombre impaire de branche.

L’étoile de barillet est en acier. Je pense qu’il s’agit de deux pièces rapportées l’une sur l’autre : l’étoile et la tige guide. La course de l’étoile dans son logement est : 19,5 mm.

La tige guide a un diamètre de : 4,7 mm.

La surépaisseur pour l’entrainement du barillet a un diamètre de : 11,1 mm. Pour une surépaisseur de 2,7 mm.

La rallonge d’étoile de barillet est en acier. Il s’agit d’un cylindre creux, le diamètre externe est : 5,7 mm, pour une longueur de : 32,2 mm.

Cette pièce est courte car le canon est court. Sa course est de : 17 mm.

La barillet tourne dans le sens anti horaire. La rallonge se dévisse dans le sens horaire.

Le verrou de barillet au basculage est en acier. Il s’agit d’une tige étagée. Le diamètre de l’avant (le verrou sur la carcasse) est : 3,2 mm. La longueur de la pièce est : 74 mm. Son diamètre max : 3,8 mm.

Le ressort de rappel de l’étoile de barillet ramène l’étoile en position arrière dans son logement sur le barillet.

Il s’agit d’un ressort hélicoïdal de diamètre : 5,7 mm. La longueur déployée est 49,5 mm. Le diamètre du fil est : 0,4 mm.

Le ressort de rappel du verrou de barillet pousse le verrou vers l’arrière de l’arme afin qu’il prenne place dans la carcasse.

Il s’agit d’un ressort hélicoïdal de diamètre : 4,1 mm. La longueur déployée est 19 mm. Le diamètre de fil est : 0,5 mm.

Ce ressort se monte coté canon. Sur les versions plus grosse, il se monte à l’avant.

Le mécanisme

Le chien est en acier. La largeur de la pièce est : 6,1 mm. La crête du chien n’est pas plus large que le corps.

Contrairement à d’autres modèles de la marque, il n’y a pas de bielle qui le relie au ressort de chien. Ici, un axe monté sur le bas du chien retient la tige guide du ressort de chien sur ce dernier.

Le percuteur est libre dans son logement, il n’y a pas de ressort. La largeur du percuteur est : 1,9 mm. Le percuteur est serti dans son logement par un axe traversant creux évasé à chaque extrémité.

La tige guide du ressort de chien est en acier. Elle est obtenue dans une tôle de 1,9 mm. La longueur de la pièce est : 56,9 mm.

Le ressort de chien est hélicoïdal. Le diamètre externe est : 5,2 mm. La longueur déployée est : 45 mm. Le diamètre du fil est : 0,8 mm.

La butée du ressort de chien est en acier. Elle est obtenue dans un cylindre de : 7,6 mm de diamètre. Sa hauteur est : 5,4 mm. Un trou est aménagé en son centre, il est le passage de la tige guide du ressort de chien.

La queue de détente est en acier. Un logement est creusé en son centre, il est l’emplacement du ressort de doigt élévateur et de la bielle qui le relie au ressort de queue de détente.

Les fonctions de la queue de détente sont classiques pour un revolver, à savoir : déverrouiller le barillet, actionner l’élévateur de barillet, maintenir le chien sur son cran d’armé simple action, armer le chien via son cran double action.

L’élévateur de barillet est en acier. Sur bon nombre d’élévateurs, seulement deux pions sont présents, ici, il y en a trois. L’épaisseur de la pièce est : 1,92 mm.

Cette pièce comporte 3 pions. L’un est son axe, le second est l’appui du ressort, le troisième vient au contact du dispositif d’ouverture du barillet.

Le poussoir de ressort de queue de détente est en acier.

Le rebondissement du marteau se fait via deux surépaisseurs. La première est sur le marteau la seconde est sur le poussoir de queue de détente.

Le ressort de rappel de queue de détente est un ressort hélicoïdal. La longueur déployée du ressort est : 30 mm. Le diamètre extérieur est : 4,7 mm. Le diamètre du fil est : 0,9 mm.

Le verrou de barillet en rotation est en acier. C’est une pièce petite et complexe, elle est néanmoins parfaitement réalisée. La largeur du verrou est : 2,2 mm.

On peut voir sur les photos ci-dessous, les trois étapes que fait subir la queue de détente au verrou de barillet en rotation.

Le ressort de verrou de barillet est hélicoïdal. Sa longueur déployée est : 7,5 mm. Le diamètre externe est : 2,9 mm. Le diamètre du fil est : 0,4 mm.

La sécurité de percuteur est en acier. Il s’agit d’une seule pièce. Elle est attelée sur le poussoir de ressort de queue de détente​ et est actionnée lorsque le servant appui sur la queue de détente. En appuyant sur la queue de détente, la sécurité de percuteur s’abaisse.

Elle est obtenue dans une tôle de : 1,56 mm.

Le dispositif d’ouverture du barillet a plusieurs fonctions : il déverrouille le barillet en poussant le verrou de barillet hors de son logement, il empêche l’armement du chien si le barillet n’est pas correctement verrouillé dans son logement.

Les éléments de visée

Les éléments de visées sont fixes, ils ne sont pas réglables. Il s’agit d’une arme de défense. La longueur de la ligne de mire est : 88 mm.

La hausse est fixe, elle est usinée dans la carcasse. La largeur du cran de hausse est : 2 mm. La profondeur du cran est : 1,2 mm.

Le guidon est fixe, il est usiné sur le canon. La largeur du guidon est : 1,8 mm.

Les plaquettes de crosse

Cette arme est équipée de deux plaquettes en bois. Elles sont représentatives du type de plaquettes que l’on trouve sur les revolvers Smith et Wesson d’une certaine époque.

Conclusion

Cette arme, basée sur une carcasse J, est une reproduction en miniature des carcasse K, L, N. Ces carcasses sont les descendantes proches du modèle 1899. Il y a peu de différences entre ces modèles si ce n’est des différences dimensionnelles mais pas de changements fondamentaux.

Pour parfaire cette présentation des anciens modèles, il faudrait ajouter à notre cartographie des revolvers Smith et Wesson  au moins un article sur une arme construite autour de la carcasse N (un modèle 29 par exemple)

On voit ici qu’entre le modèle 1899 et le modèle 36, il existe peu d’évolution. Pourquoi ? Est ce que le modèle 1899 est si bien conçu, construit qu’il n’y a pas d’évolution possible ? Est ce que les techniques industrielles n’ont pas évoluées ou ne se sont pas répercutées sur les versions postérieures au 1899 ? La culture de l’entreprise n’a elle pas évoluée ?

Cet article peut avoir un air de déjà vu si on le compare aux autres articles gunsmithdesigner dédiés aux revolvers Smith et Wesson. La raison est justement l’absence d’évolution majeure pendant des décennies. Ce n’est pas une raison pour ne pas le rédiger bien au contraire car il nous permet de voir l’évolution de la marque dans le temps.

La micro-fusion ne semble pas présente sur cette arme, ou du moins elle ne se voit pas.

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